DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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Narcisa D. Dell'Orefice
Narcisa D. Dell'Orefice


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Dim 6 Juil - 0:08
DELL'OREFICE NARCISA DONATELLA
34 ANS
ITALIENNE
VÉNITIENS & THANATOPRACTRICE
AUCUNE ALUMNUS



CARACTÈRE
Le lit est vide. Elle le sait très bien, même encore endormie, profondément. C’est comme instinctif, inconscient. Elle sait lorsqu’il n’est pas là, c’est presque automatique. Et pourtant, c’est une présence qu’elle hait, cette une présence qu’elle adore. Il est un tout flou et chaotique qui rend souvent son cœur orageux. Et elle ne bouge pas. Pas un seul instant.

Profondément endormie, elle est si belle Narcisa, avec sa longue chevelure corbeau et sa peau pâle. Une beauté comme on en fait plus, ou comme on en voit trop. C’est contradictoire et pourtant vrai. Comme elle. Car la dame révère sa beauté, c’est un trésor qu’elle ne veut pas voir flétrir. Tout comme elle hait la beauté dans son ensemble. A cause de lui encore, et réaliser le fait même qu’elle hait quelque chose à cause de lui l’enrage. Et sa haine ainsi ne peut faire que s’étendre un peu plus.
Elle refuse de vieillir, pour elle mais surtout pour lui. A cause de lui ! Et c’est la peur qui met tout cela en mouvement, foutue insécurité inexplicable et stupide, mue par l’absurdité même de la condition humaine. La dame ne veut pas perdre son amour, cet amour qu’il donne aux jolies choses. C’est idiot et ça l’enrage.
Car elle n’est pas une jolie chose.

Finalement, elle s’éveille, s’étire. Réalise consciemment cette fois-ci le vide auprès d’elle. Un soupire file entre ses lèvres. Mais elle ne s’interroge pas sur lui, pas vraiment. Parce qu’elle sait déjà va le retrouver quelque part. Dans le salon surement. Non, au lieu de cela, elle se rend jusqu’à la salle de bain, le pas lent, le visage encore empreint de son sommeil réparateur. Et lorsque son regard atteint son reflet, une grimace.
Bien malgré elle, la jeunesse lui file entre les doigts, et cette réalisation futile apporte amertume et acidité.  Et voilà bien quelque chose encore qu’elle ne peut souffrir. Ces jeunes gens et leur ignorance, cette prétention qu’ils ont sans cesse dans le regard. Elle les redoute aussi, qui plus est, elle doute d’elle-même et de son charme. Oh oui, c’en est parfois pitoyable et tragique à la fois.

D’une main, elle se saisit de sa robe de chambre, et drapa la soie rouge sombre sur ses courbes pleines, rejetant d’une main sa chevelure derrière son épaule. Pour encore jeter un regard dans le miroir. Qu’elle idiote elle fait. A la fois sure d’elle, presque complaisante même, et pourtant inquiète. Mais uniquement lorsque lui entre dans l’équation. Ah, il était trop présent, bien trop à son goût. Après tout, ça n’est surement pas lui qui définit ce qu’elle est. Jamais.
Bien plus que cela, elle est cette femme au ton posé et calme, toujours. Même lorsque la colère l’étreint, sa voix ne change pas. C’est son regard qui se charge de faire passer le message, son regard et sa simple présence. Car elle a ce petit quelque chose qui intimide. Une inflexion dans la voix, à moins que ce soit ce sourire en coin, rictus à fois suffisant et moqueur. Un quelque chose sur lequel on ne peut mettre le doigt.

Ses premiers mots pour lui ne sont ni bonjour ni douce parole. Elle le taquine, lui et son manque de sommeil. Lui qui immédiatement sait quoi répondre d’ailleurs. Mais c’est sa façon à elle de lui dire qu’elle l’aime. Narcisa a sa façon bien à elle de le lui confier, très souvent. Et c’est lorsque ses sourires sont les plus railleurs, et ses mots les plus incisifs que son amour pour lui est le plus évident. Oh, ça a quelque chose de cruel et presque malsain d’ainsi se comporter ainsi. Du moins au regard des autres. Ces regards qui se posent sur elle, étonnés ou dérangés parfois. Ces regards dont elle n’a cure, également. Oh non, l’avis des autres est pour elle une bagatelle sans intérêt, un encombrement non nécessaire. Et cela se sent aussi dans ses mots, qui plus est, car avec un sourire elle vous annoncera les pires nouvelles. Et de sa douce voix sera d’une honnêteté qui en dérange plus d’un.

Ses pas traversent le couloir, et son regard se pose sur un tableau. Une pièce tout à fait dans ses goûts, quelque chose de macabre. Car madame aime l’art et le funèbre, comme ce bute de porcelaine polie, femme au visage squelettique recouvert d’or, ou encore ces photos de lieux désertés, qu’on dirait même hantés. Oui, elle a cet amour étrange pour ces choses-là qui troublent et dérangent. Pas que pour l’art d’ailleurs. La littérature un peu glauque a son affection également, il faut bien le dire, et bien d’autres choses encore.

Au final d’ailleurs, on lui trouve presque quelque chose de malsain, une allure de sorcière avec sa peau pâle et ses cheveux corbeaux, ses tenues sombres et son penchant pour le sinistre. Et cette relation qu’elle entretient avec son époux, qui elle aussi souvent fait parler. Il y a définitivement quelque chose de dérangeant chez elle. Reste à savoir trouver quoi.



HISTOIRE
Jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Elle avait prêté serment devant cet autel qu’elle n’aurait jamais cru voir un jour. Surtout pas avec lui, et pourtant. Épouser son propre cousin ? Quelle folie ! Une chose que la dame en noir ne pouvait que confirmer, hochant la tête, un énigmatique sourire pendant à ses lèvres. Car depuis ce jour en effet, il n’était plus cousin, mais son époux. Cet homme qui lui causait tant de tourments, qui n’avait de cesse de traverser ses pensées et dont elle n’était plus apte à séparer.

Et elle rappelait encore ces étés passés chez lui. Ces longues journées trop chaudes où elle ne faisait que le martyriser et lui mener la vie dure, son cher cousin le lui rendant si bien. Souvent punis, ils semblaient incapables de s’entendre plus d’une heure ou deux. Quelque chose d’effarant pour les parents de la petite, ne comprenant pas comment leur petite fille d’une naturel si calme et distant habituellement, toujours sage et renfermée pouvait devenir un tel monstre en présence de son cousin. Et que s’était-il donc passé pour qu’ainsi ils ne puissent se souffrir ? Impossible à définir.

Et ils grandirent, un peu. Ou peut-être trop, selon les points de vue. Toujours les mêmes étés passés chez lui, toujours les mêmes taquineries. Sauf qu’il y avait quelque chose de nouveau. Quelque chose d’inattendu. Une attirance nouvelle. Un quelque chose à la saveur interdite qui ce soir-là les avait poussé à trop de curiosité. Ils s’étaient aimés dans le pêcher, froissant les draps, consommant ce début de relation si mal vue. Et ils se firent attrapés. Pour ensuite être séparés, interdits de se revoir par deux familles terrifiées, deux familles bien trop pieuses à son gout. Parce que Narcisa ne croyait pas, Narcisa n’était pas aveugle.

Et tous deux n’étaient pas idiots.

En faisant cela, ils savaient les conséquences, ils savaient qu’il se ferait surement découvrir. Peut-être était-ce un but inavoué, le désir non formulé de se rebeller, d’une façon doucement empoisonnée.
Vinrent donc les lettres, amas de lettres formant des mots insensés, incompréhensibles. C’était leur plan, cette correspondance interdite était ce qui faisait vivre cette terrible relation. Juste des mots, encore et encore. Des mots lourds de sens, porteur parfois de disputes et d’autres fois outils de confessions passionnées, emportées. Cet amour qu’elle n’avouait qu’avec des mots durs et acides, cruelle qu’elle était. Et pauvre Malfatto qu’elle savait souffrir, une peine qui la dévorait aussi, sans qu’elle ne l’admette, sans qu’elle ne le montre. Paraissant aux yeux de tous, surtout de ses parents, cette jeune femme studieuse et silencieuse, gâchant sa beauté dans une profession la poussant à ne côtoyer que des morts. Et voilà encore un macabre lien entre eux que celui-ci.

Presque dix ans passèrent alors, une décennie à s’aimer en mots, à s’aimer à travers un code que personne ne pouvait comprendre. Trop de temps, trop de temps et lorsque le jour était venu de se revoir, elle s’était retrouvé avec la crainte au ventre. Et s’il était déçu ? Et s’il ne l’aimait plus ? Elle ne savait pas Narcisa, ne savait rien. Et toutes ces interrogations s’étaient envolées en le revoyant. Tout comme son sourire, soudaine froideur sur son minois, et des mots distants. Pour qu’ensuite la passion se manifeste une fois les rideaux fermés.

Et c’était lui qui par la suite l’avait trainée devant cette autel, ne la convaincant que trop facilement. Il était sa faiblesse, vérité inavouable et allant de pair avec le tumulte de sentiments que sans cesse il suscitait en elle.
Et encore aujourd’hui, après une autre décennie, les voilà qui se haïssent comme au premier jour, tout en s’aimant d’une façon indescriptible. Une nécessité vitale. Un besoin. Un amour inexplicable et qui ne semble pas faiblir. Du moins jusqu'à ce que la mort les sépare. Qui sait ?



JO
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LUST 【FMA】


Marco S. Da Firenze
Marco S. Da Firenze


Age : 20 Merci qui : Alone ♥ Messages : 72

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Dim 6 Juil - 0:34
Huhu, bienvenue à toi sur le forum ♥️
J'aime beaucoup ton avatar ** Et on augmente les rangs des vénitiens, ça fait plaisir ! 8D

Bonne chance pour le reste de ta fiche  hate that i love you ; narcisa 489534186 


Alone Caesus
Alone Caesus


Age : 24 Merci qui : BERLINGOT. ❤ Messages : 217

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Lun 7 Juil - 19:53
Bienvenue sur le forum chère Narcisa. ♥
(Très joli choix d'avatar, Lust est vraiment très classe!)

Si tu as des questions n'hésites pas à nous contacter. Bon courage pour ta fiche. ♥ - Les Vénitiens vont conquérir le monde héhé.
Narcisa D. Dell'Orefice
Narcisa D. Dell'Orefice


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Sam 12 Juil - 4:44
Hehe, merci beaucoup à tous les deux, vous êtes des amours ♥

( et plus que l'histoire à faire et quelques détails. ma partie favorite. haha. )


Aline Saël
Aline Saël


Age : 23 Merci qui : Ambroisie ♥ Messages : 68

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Mer 16 Juil - 15:36
    Bienvenue parmi nous et courage pour la suite de ta fiche ♥️  hate that i love you ; narcisa 1598426302 


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RELATIONSHIPS
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Man is the most insane species. He worships an invisible God and destroys a visible Nature. Unaware that this Nature he’s destroying is this God he’s worshipping.
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Narcisa D. Dell'Orefice
Narcisa D. Dell'Orefice


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Jeu 17 Juil - 0:24
Merci ♥
Et fiche terminée, huhu ♥


Venezia
Venezia


Merci qui : Papa. Messages : 200

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Jeu 17 Juil - 8:55
Tu es validée. ♥
Je sens que votre couple va bien évoluer dans Venise, huhuhu. ♥ (Un couple très sombre d'ailleurs, mais très intéressant!) Hâte de vous voir en scène en rp!

Tu peux dès à présent filer faire recenser ton avatar et tout le reste. Bon jeu parmi nous. ♥




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