DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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donec mors nos separaverit | Malfatto

Malfatto Dell'Orefice
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Dim 6 Juil - 23:09
DELL'OREFICE MALFATTO
34 ANS
ITALIEN
VÉNITIENS & THANATOPRACTEUR
ALUMNUS 【latin】

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CARACTÈRE
Malfatto s’abandonne une fois de plus aux méandres tortueux de son esprit ; à ces milliards de signaux électriques qui galvanisent ses neurones et deviennent le fondement de sa réflexion en moins d’une fraction de seconde -en une bête stimulation électrique. Alors il réalise pour la  énième fois que toute sa vie ne tient qu’à des chocs électriques et rien d’autre.

« Nous regardons un monde lumineux et plein de couleurs à l'intérieur d'un cerveau sombre. »

Malfatto s’assombrit dans sa réflexion. Elle creuse des sillions entre ses sourcils broussailleux et, même lorsque ses quatre-vingt-cinq –soixante-cinq selon les versions- muscles se décontractent, la marque reste imprimée sur sa peau. Son désenchantement pour ce monde mauvais –un euphémisme de sa vraie vision- se lit sur ses ridules, ses quelques cheveux blancs et les cernes soulignant ses yeux. Ses pensées sont en proie à une terrible migraine qui trouble ses images et son jugement, déforme la réalité, le plonge dans la léthargie laissée par un sommeil trop vite parti.

Les piaillements incessants d’une fauvette marque l’heure avancée de la nuit qui touche à sa fin. Il s’est réveillé dans cette pièce il y a peu, avant de se poser dans le fauteuil et de laisser le cour de sa pensée prendre le dessus, encore troublé par ce changement d’environnement trop soudain auquel son corps s’accoutumait difficilement, et ce malgré les années.

Les crises durent depuis trop longtemps pour espérer une rémission. Seul les imbéciles espéraient se débarrasser d’une telle tumeur.

Malfatto soupire en pensant à ces éternels optimistes et à leurs idées utopiques ; bonnes en théorie, admet-il toujours, mais irréalisables. Briser les espoirs stupides de ces gens et pointer toutes les failles dans leurs plans fabuleux sont des corvées difficiles à assumer. Mais Malfatto s’y dévoue religieusement et avec tout le cynisme du monde. Il en a fait son métier, a érigé sa fortune sur l’accablement de son prochain, tel un vautour cerclant le ciel en guettant victimes et malheureux.

La fauvette –accompagnée d’une grive, voire une poignée de rouge-gorges- continue de s’égosiller au-dessous de sa fenêtre. L’aube, son chœur et sa brise, apaise son esprit, signant la fin d’une autre terrible nuit. Il ne peut l’apprécier que pleinement éveillé, l’esprit et le regard vif. Malfatto aime avoir une vision périphérique de ce monde, vision que, passé le peu de chose que ses propres yeux lui offrent, les sciences aide à élargir ; tangibles et logiques, il s’y était raccroché il y a bien longtemps, à défaut de pouvoir saisir la main de la force invisible dont on targuait tant les mérites durant son enfance. La main de cette personne sans réel nom ni forme, dite proche et pourtant si abstraite. La réponse aux pourquoi de la vie qui satisfait les plus simples d’esprit et désappointe les plus grands.

Mais il a beau essayer, ne pas la comprendre, mépriser presque ses adeptes aveugles et ceux invoquant son nom à tort et à travers, Malfatto n’arrive pas à ne pas y croire.


Un grincement derrière lui illumine son visage fatigué. Elle se détache du mur carmin, de la pièce, de l’ensemble de sa vie avec une netteté déconcertante. Une raillerie se faufile hors de son sourire et une contre-attaque fuse tout aussi rapidement. Sèche, pointue, blessante. Mais la brume vénitienne dulcifie les prémices de cette querelle et les esprits ensommeillés l’ayant amorcée, avant d’être enfermée derrière le verrou de la fenêtre. Ses yeux continuent à la suivre alors qu’elle disparaît dans l’encadrement de la porte. Ils auraient apprécié l’étudier plus longuement, imprimer sa prestance sur ses rétines, se régaler des reflets ondulants dans sa chevelure corbeau.

Malfatto aime le rafinement, la beauté de la superficialité et celle de la complexité. Il en est profondément amoureux, chaque jour comme au premier jour. Il redécouvre à chaque fois, réapprend à observer, à déguster avec le regard. Il la redécouvre chaque matin, comme celui-ci, toujours différente, une beauté non figée dans le temps, évolutive, mouvante, s’épanouissant à chaque seconde, chaque heure, jours, années.

Malfatto adore et déteste admettre qu’il a besoin de la voir devant ses yeux, de la valider comme n’appartenant pas à son subconscient. Admettre qu’il se sent sombrer et défaillir sans sa présence à ses côtés. Admettre qu’il craint secrètement son obsession pour elle. La craint elle. La fuirait si il n’était pas tombé dans sa toile il y a bien trop longtemps. Si elle n’était pas tombée dans la sienne. Piégé l’un l’autre par cette chimie insondable.

Malfatto ne sait s’ils sont veuves ou vautours noirs, mais il se sait instable et sent sa chute arriver à grand pas.

Mais à cet instant, il se contente de s’extirper de son fauteuil et de tituber à la suite de sa macabre compagne.




HISTOIRE
Malfatto avait dû apprendre à aimer son prénom.

Ce prénom lancé de travers sous le coup de la colère, réminiscent d’un délit dont il ne connaissait la nature ou la raison, le destinait à de mauvaises choses.

De très mauvaises choses.

Malin, malfaisant, macabre, mauvaise herbe que l’on a tenté de redresser des années durant par la voie du Christ. Pour son bien, pour essayer de courber le destin qu’on lui avait supputé à la naissance malgré lui. Il essaya, un premier temps, de tout faire pour expier un crime qu’il n’avait pas commis et ne pouvait comprendre. Il essaya très fort et avec beaucoup de rigueur,  avant qu’elle ne s’invite dans sa vie.

Narcisa, avec ses cheveux noirs, sa peau nacrée, sa beauté naturelle. D’apparence si semblable à lui, mais en mieux. Toujours meilleure. Affublée d’un nom de fleur et non pas d’une vulgaire insulte. Après l’hiver, à la fin du printemps, au début des jours heureux, elle venait chez lui –son cousin-, pour passer le congé à l’écart de la ville, et ce depuis aussi longtemps qu’il pouvait se souvenir. C’était sa période de l’année préférée ; malgré le fait que son chien, son grand-oncle et son poisson rouge soient tous morts en été. Malgré la méchante, cruelle Narcisa. Sa cousine qu’il ne pouvait pas encadrer, pimbêche dont il ne voulait qu’arracher de pleines poignées de bouclettes. Car dans l’animosité naquit une chose nouvelle, poussée par la curiosité.

Difficile de savoir qui avait corrompu l’autre, ni par quel sortilège du Diable étaient ils sottement tombés dans les bras de l’autre. Dans un élan de romantisme, on pourrait accuser la passion, où l’amour qui fait fi de l’éthique et de la raison. Mais tous ces beaux discours n’avaient servi à rien ce jour, sauf à le faire enfermer dans le débarras et à faire disparaître Narcisa.

Et l’été, à partir de celui de ses 15 ans, devint la pire saison de l’année.

Sombre, sombre petit Malfatto, avec sa sombre, sombre petite Narcisa, avait prévu le coup, compris les conséquences et les risques et calculé les chances et probabilités. On les avait traités d’écervelés sans avoir cherché à comprendre leur façon de penser. Sans avoir simplement envisager qu’ils étaient futés, sans se douter de cette relation épistolaire pleine de mensonges et d’artifices plus farfelu les uns que les autres, qui les poussa à aller puiser jusque dans l’antiquité pour camoufler au mieux leurs traces. Car rien ne valait mieux que de s’inspirer du plus grand dictateur de l’histoire italienne pour triompher de l’injustice.

Tout était calculé pour, ce jour là, diplôme en poche et valise en main –trois fois rien, car il n’aurait souhaité se raccrocher à son foyer-, qu’il la retrouve. A venise. La ville des amoureux, bien qu’ils ne s’apparentaient en rien à cela.

Toute cette machination tenant dans une boîte à chaussure calée entre ses vêtements ; toutes ces années cachées sous son lit sur son armoire derrière la commode sur la gouttière.

Et petite Narcisa plus tout à fait pré pubère l’attendant là, tourna bien rapidement les talons pour s’effacer de sa mémoire et laisser place à la nouvelle Narcisa.
Il aurait voulu l’insulter –peut-être l’avait il fait- mais n’avait trouvé quelque chose de sincère à redire sur cette femme.


Il a pris un jour la boîte cachée plus par habitude que nécessité et avait réexaminer son contenu. Tenter à nouveau déchiffrer le code de César maladroitement appliqué par des enfants au prémices de la maturité. Rougit à sa stupidité, à la trivialité de ses mots, à sa naïve amertume. Froncer les sourcils face à ses brouillions, à l’incertitude tremblant sur ses lettres, à la honte et la peur sanglotée sur le papier, aux doutes encore inavoués et ces soirées passées à se laver, encore et toujours, après une messe toujours plus accusatrice, à ces péchés qui l’avaient hanté le hantaient encore jusque dans les nœuds de son cerveau.
Il a rangé les brouillions entre les lettres, les lettres dans les enveloppes, les enveloppes dans la boîte, la boîte dans la cheminée.


Le passé ne devait pas être déterré.

Autant le brûler.



PISTACHE
17 ANS
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Marco S. Da Firenze
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Age : 19 Merci qui : Alone ♥ Messages : 72

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Dim 6 Juil - 23:48
Bienvenue sur le forum ♥️
J'aime ton vava et j'adore ton style d'écriture   

Bonne chance pour le reste de ta fiche, en espérant que tu te plait ici 8D


Alone Caesus
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Age : 23 Merci qui : BERLINGOT. ❤ Messages : 217

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Mar 8 Juil - 11:11
Bienvenue sur le forum cher Vénitien!


Et bien quel caractère, c'est vraiment bien écrit. ♥
Bon courage pour le reste de ta fiche, et que la force du vénitien soit avec toi!
Si tu as des questions n'hésites pas à contacter le staff.
Malfatto Dell'Orefice
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Merci qui : merci bibi Messages : 5

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Jeu 17 Juil - 0:28
Hu hu merci à vous deux, ça fait plaisir à lire ♡
Je poste pour annoncer que j'ai terminé (mieux vaut tard que jamais) ♡


Venezia
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Merci qui : Papa. Messages : 200

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Jeu 17 Juil - 8:59
Quel homme sombre et complexe. Une fiche bien écrit. Te voilà évidemment validé cher Malfatto!
Tu peux faire recenser ton avatar et tout le reste à présent et commencer à rp! ♥
(Il n'est jamais trop tard pour finir une fiche voyons, krkrkr.)




COMPTE FONDATEUR
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