DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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La Nausée - Celeste.

Celeste Dell'Anna
Celeste Dell'Anna


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Mer 23 Juil - 23:11
Celeste Dell'Arte
27 ans
Italienne
Carabiniers - Lieutenant
Détecteur de Mensonges【MENDACIUM DETECTOR】

La vérité n’est pas qu’un besoin, c’est une obsession. Un mensonge, et je me tords. Un mensonge, et le monde tourne, mon ventre se serre. La nausée.  Elle me prend, me traverse. J’ai envie de vomir. Tout ça parce qu’il a menti. Tout ça parce qu’il n’assume pas d’être lui.




CARACTERE
Je ne suis ni blanche, ni noire, je suis grise. Je ne suis ni heureuse, ni triste, ma vie n’est que jours ternes, sans joie ni tristesse. Mon alumnus me rend malade, constamment, j’ai longtemps haï le mensonge à cause de lui. Maintenant je suis habituée, maintenant je fais avec. Entre vérité et mensonge, je m’en fiche, j’avance sans plus faire attention. Je fais avec la nausée, j’apprécie quand elle n’est plus là, mais je suis habituée. Je ne fais rien avec envie, tout m’ennuie, m’exaspère. Mon travail le premier. La seule chose que j’apprécie, c’est écrire. C’est ce moi que je peux être, un stylo dans la main. Ce moi qui se libère, ce moi qui pense et imagine. Ce moi qui rêve. Cet autre personnage dans lequel je peux m'échapper.

Je ne suis ni blanche, ni noire. Je n’apprécie que guère la compagnie des gens, mais je l’accepte. Je l’accepte, sans broncher. Je fais avec, là encore. Je feins certaines émotions, j’en ressens d’autres. Je ne suis pas un monstre, je suis juste lassée. Lassée de ne pas être moi, de ne pas être libre. Je garde espoir, cependant. Je continue à espérer qu’un jour je retrouverai quelque chose, un petit quelque chose qui me fasse vivre. J’espère encore être moi, être libre, être heureuse. Mais ça me semble si loin.

Je ne suis ni blanche, ni noire, j’attends juste de vivre.


HISTOIRE
« La chose, qui attendait, s'est alertée, elle a fondu sur moi, elle se coule en moi, j'en suis plein. - Ce n'est rien : la Chose, c'est moi. L'existence, libérée, dégagée, reflue sur moi. J'existe.
J'existe. C'est doux, si doux, si lent. Et léger : on dirait que ça tient en l'air tout seul. Ça remue. Ce sont des effleurements partout qui fondent et s'évanouissent. Tout doux, tout doux. Il y a de l'eau mousseuse dans ma bouche. Je l'avale, elle glisse dans ma gorge, elle me caresse - et la voilà qui renaît dans ma bouche, j'ai dans la bouche à perpétuité une petite mare d'eau blanchâtre - discrète - qui frôle ma langue. Et cette mare, c'est encore moi. Et la langue. Et la gorge, c'est moi. »
- Sartre, La Nausée.


Je n’ai jamais eu peur de la vie, j’ai eu peur de la vivre. Je n’ai pas eu peur des gens, j’ai eu peur de leur faire confiance. Puis un jour, j’ai changé, j’ai grandi. Je me suis sentie libre. L’étais-je ? Je ne saurais le dire. Je l’ai senti, je l’ai vécu. J’ai eu confiance, j’ai vécu. J’étais moi, enfin moi. L’étais-je vraiment ? Je ne le saurai jamais. Mais je l’ai cru.

Avant ça, j’étais enfant. Avant ça, je n’étais rien. Je n’étais que la fille de quelqu’un, la sœur de quelqu’un, une gamine parmi tant d’autres, une qui ne sort pas du lot, une qu’on ne remarque pas. Une qu’on qualifie de mignonne quand on la croise, une qu’on trouve plutôt intéressante quand on l’entend parler, mais une dont on oublie bien vite l’existence. Je n’étais pas importante.

Même aux yeux de mes parents, de mon frère, je n’avais pas d’intérêt particulier. Mon père était carabinier, il ne voulait qu’un fils, qu’il a eu. Il l’a entraîné, il en a fait son héritage, son nouveau lui. Il lui a inculqué ses idées, l’a guidé sur sa voie, lui a évité certaines erreurs. Il en a fait un lui plus perfectionné, un lui parfait. Mon frère ne me voyait pas, il ne voulait que plaire à son père, ne jamais le décevoir. La pression a été trop grande, il s’est enfui. Est-il en vie ? Est-il heureux ? Peut-être le découvrirai-je un jour. Mon père, lui, n’a pas supporté. Il m’a jeté sa frustration à la figure, j’en ai bavé à la place de son fils parfait. J’ai attendu que ma mère me défende, après tout j’étais son choix. Elle m’avait créée dans le dos de son mari. J’ai presque cru être la fille d’un autre, j’aurais peut-être préféré. Mais non, elle lui avait juste menti, elle n’avait pas pris de contraceptif, elle m’a voulue et m’a fait. Cependant, une fois mon frère parti, elle s’est laissée abattre. Elle s’est laissée mourir à petit feu. Elle n’était que le fantôme d’elle-même. Alors j’ai pris, j’ai payé, pour elle comme pour mon frère, j’ai payé pour tous ceux qui avaient déçu notre père, j’ai payé ma vie et la leur.
J’ai tenté de me rebeller, j’ai tenté de vivre ma vie. Mais il n’a jamais été le genre personne face à qui on peut tenir, sa pression était trop grande. Alors j’ai suivi sa voie à mon tour, malgré la douleur que ça a entraîné.

J’ai fait l’école de police dès ma majorité, comme il l’a voulu. J’en suis sortie major, comme il l’a voulu. Et pourtant chaque jour je luttais. Leurs mensonges me détruisaient, la santé comme l’esprit. Pourquoi personne n’est honnête ? Pourquoi personne ne peut dire simplement la vérité ? Non, ils ont préféré me mentir, me faire pâlir, me donner la nausée.

J’ai toujours apprécié ce mot, nausée. Il a toujours si bien décrit ma vie. Ma vie est une nausée constante, dans ce monde où la vérité est presque devenue un péché. Pourtant, j’ai su me libérer. J’ai su grandir, j’ai su vivre. C’est en lisant Sartre que je l’ai rencontré, ce goût de liberté. Il était là, le livre dans les mains, il m’a souri. Il y avait quelque chose chez lui, quelque chose de différent. Alors je l’ai suivi, sans me poser de questions. Avec lui, je n’ai jamais été nauséeuse, avec lui j’ai enfin cru que l’être humain pouvait être honnête.

Il aimait lire, il aimait la beauté. Il était lui-même très beau, il était libre, il était vivant. Je me suis souvenue des mots de Socrate et de son Eros amoureux de la beauté. J’ai commencé à écrire, il m’en a donné le goût. J’ai écrit de tout, j’ai écrit de l’érotisme en son honneur. Tout était si doux, si beau dans le creux de ses bras. Il a voulu que je publie, alors je suis devenue Eros Di Leone. Je l’ai écouté, j’ai été bercée par ses mots, et je suis partie. Je suis partie avec lui, sans un mot. J’ai disparu l’espace d’un an, la plus belle et la plus triste année de ma vie.

J’étais devenue adulte, j’étais devenue libre. Puis j’ai su. La vérité m’a ramenée sur Terre. A la fin de l’année, j’ai lu un message sur son téléphone qu'il venait de recevoir, innocemment, sans vraiment le vouloir. Une autre femme. Je le croyais, je le croyais autant qu’il se croyait lui-même. « Tu me manques, ça fait déjà un an que tu es parti en mission. Vivement que tu rentres. Notre mariage sera parfait. Je t’aime. » Je lui ai demandé des explications, il ne m’en a pas donné. Il avait deux fiancées, il aimait les deux, il était deux personnes à la fois. Il était mythomane, il croyait en chacun de ses mensonges.

Mes ailes ont été coupées, brisées, déchiquetées. Je suis tombée. Je suis rentrée. J’ai promis de ne plus jamais repartir. Je suis redevenue un pantin, une marionnette. J’ai perdu le goût de la liberté, elle est trop amère. Je suis retournée chez les carabiniers alors qu’enfin mon père prenait sa retraite. La nausée est revenue, chaque jour, à chaque instant. Tout le monde ment. Et moi je survis, enchaînée.

Je n’ai plus peur de vivre, je n’ai pas cessé d’écrire. La journée je suis les ordres, j’en donne aussi depuis que je suis montée en grade. Puis la nuit, j’écris. J’écris de tout, comme toujours. Mes enquêtes, mon imaginaire, mes rencontres, tout est source d’inspiration. J’écris, et parfois je publie. J’ai gardé mon pseudonyme en hommage à la personne libre que j’étais. Peut-être retrouverais-je cette chose, ce moi envolé, ce moi qui existait et qui n’est plus qu’un nom, qu’un souvenir, qu’une mélancolie.


ophrysie
18 ans
COMMENT AS-TU DÉCOUVERT DP?J'ai rejoint mes frouits qui me donnaient trop envie.
UN PETIT MOT?Je vous aime très fort kiwi et orange ♥
Verona 【Durarara!!】
Pia J. Lupinelli
Pia J. Lupinelli


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Mer 23 Juil - 23:25
Ohohohohohohoh. Je te valide pas. Je veux pas que tu sois validée avant moi ;A; JEVEUXPAAS.
Mais bon. En soit je peux pas ne pas te valider. Alors je te valide -parcequec'estcooletc'estjolietc'estbienécritgreuuh.

Bref. Bienvenue dans la Police, allons pleurer à l'intérieur.

La Nausée - Celeste.

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