DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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Qui veut jouer à Assassin's Creed ?

Aaron Keinz
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Dim 10 Aoû - 11:49

Qui veut jouer à Assassin's Creed ?    



Espionnage du chat
de gouttière

▬ bienvenue sur l'échiquier Nigel ~


Tic. Tac. Tic. Tac. Oui, je le sais, je le sens (non il ne se fou pas de moi), vous avez entre vos deux oreilles la douce musique d’une horloge. Douce mais aussi intrigante, mystérieuse ou encore flippante. Chacun voit la peur à sa porte. Quelle est cette heure demandez-vous ? A quoi ce bruit correspond t-il ? A la pendule du combat. La pendule de l’avenir. La pendule du destin. Donnez-lui le nom que vous voulez après tout, je m’en fiche. C’est une propriété d’Aaron Keinz. Peut être a-t-il regardé trop de film. En tout cas, il l’aime cette horloge. Ce monstre de bois, ce monstre d’engrenages. Des rouages qui tournent sans cesse comme pour rappeler au jeune homme que l’heure est toujours en approche et que le temps lui offre une multitudes d’aventures toutes plus étonnantes les unes des autres. Aujourd’hui encore il devait se lever pour aller affronter les démons de son patron. C’était les siens par logique mais pas par cœur. Le brun se moque bien de qui il tient entre ses mains. S’il y a du sang sur les mains, ce n’est que bonus, ce n’est que malus mais pas la crainte d’avoir tué son prochain. Tuera t-il quelqu’un ce soir encore ? Peut être. Aucune émotion ne se lit sur le visage du jeune homme. Il s’en moque. En plus il se réveille. N’en demandez  pas tant. Il regarde le plafond usé de sa cachette, allongé nonchalamment sur son lit. Il a de la classe. Il a du style. Il a des manières. Mais dans sa grotte, l’homme en est un comme tant d’autres. Un enfant au réveil qui se frotte les yeux devant la douleur de quelques rayons du soleil qui se sont engouffrés entre les barres du volet. Celui-ci grinca d’ailleurs lorsque le jeune Altarien c’était levé pour le monter. Ses yeux se plissèrent. Mais il sourit –oui oui c’est possible- à la vue de son bord d’immeuble préféré. A moitié ébranlé mais où le poète pouvait passer des heures à admirer la folle ville qui s’étale juste en dessous de lui.

Soudain la porte s’ouvre. C’est le signal. Oui, un nouveau. Celui d’une demande, celui d’une mission. Le jeune homme descend les marches du bâtiment comme un zombie tellement il connait par cœur ce genre de situation. Chaque fois qu’Alexei a besoin de lui, il demande à quelqu’un d’ouvre la porte de la dame des Altars. Comme un tigre que l’on aurait mit en cage, personne n’est là quand il sort, personne n’est là pour lui dire que faire. Il sait. Il sort de la cage et rejoint le dresseur de fauves. Pas un mot qui ne sert à rien. Toute façon, Aaron n’aurait pas répondu. Il se moque bien de toutes ces broutilles de langages et le patron le sait. Alors ce dernier se contente de lui dire ce que le chevalier servant doit faire. Aujourd’hui, ça à l’air important. Un ton plus solennel. Une légère accélération dans les mots. Aaron ne sait pas vraiment si c’est liée à de l’excitation ou de l’inquiétude. Même si d’ordinaire, il s’en fiche, le jeune homme aurait bien aimé savoir si son patron était en danger ou non. Barf, si déjà il obéit et fait ce qu’il a à faire, il aura aidé le chef des Altars. C’était tout se qui comptait : se sentir utile. Le pion d’échec n’en avait que faire des retrouvailles amicales, des marques d’affection, des envies de sauver le monde… Il n’avait qu’à avancer de case en caser et illuminer ceux qui s’approchent un peu trop du roi.

« Pour diverses raisons que tu n'as pas besoin de connaitre, j'ai besoin que tu suives un homme et que tu me rapportes tout ses faits et gestes. Il s'appelle Nigel, il fait partit du Cirque si tu vois où c'est. Sois discret. Ne fais pas de vague. »

Le brun sauvage avait écouté attentivement la demande de son patron. Droit, le visage inexpressif, il ne regardait pas Alexei dans les yeux comme un signe de soumission. Mais il relève la tête vers lui une fois la requête énoncée terminée. Cette action pour finalement répondre :

« … Vous me connaissez. Ce sera fait.»

Une tirade courte, une tirade brève. Rien de mieux pour illustrer le personnage. Ce dernier résumait, dans le fait de le connaître, qu’il y aurait évidement aucune bavure, qu’il sera évidement discret et qu’évidement, le boulot sera bien fait. Patati Patata. Et oui, ce sera fait. Toute façon Aaron est un lion, Aaron est un tigre. Tant qu’il n’aura pas sa proie entre ses griffes, entre ses dents, il ne lâchera pas. Il fait une légère courbette comme le majordome des siècles précédents et tourne les talons pour retourner dans sa chambre se préparer. Il entend des murmures. Il ne fait pas attention. A peine passé le pas de la porte de sa cachette, l’entrée est d’un coup bouchée. C’est le signal. Un nouveau signal. Porte fermée, mission acceptée. Aaron fronce les sourcils, se concentre. Il prépare son outillage, se vêtit d’une tenue sombre et ressort de la pièce… Par la fenêtre. Il emprunte un escalier de métal et arrive en haut de l’immeuble. La ville lui souriait et semblait lui chuchoter

« C’est partit, viens…
Viens mon petit.
Viens courir sur mes murs.
Viens te battre dans un murmure.
Viens jouer au chat et à la souris
A la tombée de la nuit.
C’est partit… »


Alors il se lance. Sans hésitation, sans réflexions. Comme un chat il court entre les caisses de bois, les cheminées ou encore les antennes. Comme des millions d’insectes les maisons commencent à changer. Peu à peu les fourmis s’enfoncent dans le sol pour ne plus être des immeubles, ne plus êtres des monstres d’acier mais de grandes maisons et des marchés sans fins. Aaron était à San Polo. Un morceau de la ville qu’il appréciait. Sans doute sa curiosité ou sa passion pour les arts et l’histoire qui ont fait de lui un admirateur des vieilles bâtisses et des ambiances épicées.
Vu. Repéré. Le chien voit le chat. La partie commence. Attention aux coups de griffes. L’homme a le cœur qui bat. L’homme, tapit derrière un haut de cheminée observe. Comme un chat de gouttière il se balade de toits en toits et comme un chat de gouttière il scrute la souris. Celle-ci se balade entre les draps colorés des marchés de cette journée ensoleillée. Aaron était un assassin envoyé par le patron. Mais il ne fallait pas qu’il s’embarque. On lui avait demandé de le surveiller. On lui avait dit de ne pas faire de bavures. Peut être même de ne pas tacher le sol. Pourtant une touche de rouge ne ferait pas de mal dans ce décor animé. Tant pis. Il s’en occupera plus tard. Il s’approche doucement, sans bruit. Se cache derrière un sac de farine. Se cache derrière un tonneau de vin. Aussi discret qu’un chat il identifie le personnage et l’enregistre dans une partie de sa tête. Il saura s’en servir pour plus tard et pourra rapporter ses premières impressions sur l’inconnu au boss.

Ce qu’il voit dans son analyse espionnétique ? Un jeune homme pas plus gros qu’une brindille. Des cheveux colorés. Un homme qui sourit aux passants, qui sautille presque sur place et qui caresse un ou deux chats sur le passage. Tch. Un homme joyeux et profitant de la vie ? Il trouvait ça tellement ridicule et d’une hypocrisie sans limites. Tant mieux, cela renforcerait la forme qu’il mettrait dans la mission. Plus l’homme lui parait idiot, naïf ou pas intéressant, Aaron n’en est que plus concentré dans sa tache. Il guette. Il guette. Et soudain il agit. La cible venait d’entrer dans une ruelle avec un peu moins de monde. Seule compagnie les poubelles. Triste vie que d’être un ramassé de déchets. Avait-il besoin d’amis ? Non, d’un raccourci. Pas de chance. Son envie de gagner du temps allait finalement devenir une perte de précieuses minutes puisque Aaron venait d’atterrir devant lui. Oui c’était le mot puisqu’il venait de descendre rapidement, de caisses en caisses, du haut du toit. Prudent, et conscient de son arrivée quelque peu originale, le brun peigna une légère courbette de la finesse de ses membres en mouvements tout en ouvrant un large bec pour laisser tomber une première tirade :

« Nigel... c'est bien ça ? »

Raah Aaron ! On t’avait pourtant dit que la phrase d’accroche la plus naturelle qui soit était de dire bonjour ! Certainement pas de montrer que tu connais son nom… le laissant imaginer pire scénario et imaginer qu’un stalkeur peut t’espionner depuis plusieurs heures –ce qui n’était pas faux- ou plusieurs années. Tant pis. Encore une fois, l’associable allait devoir remédier à ça…

Bienvenue sur l’échiquier Nigel ~

Nigel
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Mer 13 Aoû - 21:07

Quel jour magnifique. Les nuages courent dans le ciel, Venise est en effervescence comme toujours, les gens vont et viennent dans la douceur du matin, les touristes rôdent à l’affût du moindre bâtiment ayant l'air un peu ancien. Dans le brouillon des habitants, Nigel passe sans ses chats et des enfants le huent, car ils voulaient jouer avec eux. Non, pas de félins aujourd'hui, ils dorment et se prélassent sur une gabardine beige que leur maître a ramassée, pour ne pas dire voler, alors qu'elle était abandonnée dans un bar. Ils sont aussi épuisés par la représentation d'hier et peuvent se permettre une grasse matinée, eux. Un emballage froissé en boule lui atterri sur le crâne et avant qu'il ne puisse attraper du regard le coupable, des rires et des petits cris s'enfuient vers la prochaine place. Nigel hausse simplement les épaules avant de reprendre son chemin, les yeux rivés sur l'écran de son téléphone, les bras lancés vers le ciel, il espère voir apparaître le petit symbole divin de la wi-fi.

Il n'est déjà plus si tôt et il n'a pensé qu'à ça pour occuper sa journée, alors que Vincent l'a envoyé dehors pour qu'il « se rende utile », visiblement agacé de l'avoir dans les pattes. Patacrêpe part donc, sans joie et sans motivation, en quête d'information selon la version officielle. La version officieuse étant qu'il trouve un café avec wi-fi gratuite, qu'il y reste la journée à chatter sur les blogs et les forums à ragots de Venise, s'éclipse sans payer après cinq heures à table et un seul thé glacé pour toute consommation et enfin qu'il retourne au cirque demandé un prime au patron pour pouvoir se payer le café la prochaine fois. Un plan relativement ennuyeux, mais économe aussi bien en énergie qu'en monnaie ou même en information. Un caillou se glisse dans sa sandale, l'obligeant à s'arrêter dans une grimace tendue. Il s'appuie contre un mur pour se débarrasser de la pierre et quand il rouvre les yeux, apparaît miraculeusement un cran de connexion sur son écran.

— Amen !

Sur cette bénédiction Nigel s'engouffre dans une petite rue, les bras toujours en l'air -ce qui ne s'est jamais prouvé plus efficace- et se réjouit de voir apparaître le petit sigle complet, enfin ! Il se stoppe au milieu de la rue pour se connecter à un premier site, quand on l'interpelle. Il sursaute et manque de lâcher son mobile, dont il ressert ensuite l'emprise. Un jeune homme est apparu devant lui, littéralement descendu des toits dans une suite de cascades comme on en fait que dans les films hollywoodiens. Deux pas en arrière. L'inconnu le toise, il a l'air malin de celui qui sait ce qu'il veut, de celui qui sait pourquoi il est là, à l'inverse de Nigel qui a de plus en plus envie de rentrer chercher le réconfort de la fourrure de ses chats contre ses doigts. Ses bras repliés près de son corps, son téléphone posé contre son torse, il attend encore avant de s'enfuir. Erreur.

— Nigel... c'est bien ça ?

Trois pas en arrière. Nigel se tend. Ça sent définitivement mauvais et ce n'est pas la vieille canette de soda que son pied vient de heurter qui dégage cette odeur. Ce qu'il sent, c'est sa peur et son incompréhension qui se mêle peu à peu à la confiance qui émane de garçon. Il n'aime pas, mais alors pas du tout cette situation. Son corps tout entier doit certainement le trahir alors qu'il essaye de rester droit comme un pic sur ses grandes jambes. Sa respiration ralentit, tout l'air voyage par ses narines, sa bouche étant encore sellée par l'effroi que lui inspire le brun qui lui fait face. Il tremble, il a envie de pleurer. Ce n'est pas normal. Il est fatigué, il manque de sommeil, il manque de caféine, de nicotine et il aurait bien besoin d'un morceau de sucre ou d'une piqûre d'adrénaline. Après un long blanc, ses lèvres se délient enfin et sa voix sort à toute vitesse, aiguë et brisée.

— Non moi c'est Hector. Et toi c'est quoi ton petit nom ?

Sans attendre de réponse, il détale comme du gibier traqué. Sans doute traîne-t-il tellement avec ses chats qu'il en a pris l'instinct, il sait qu'il ne doit pas rester là et paradoxalement il sait aussi que fuir ne lui apportera que plus de problèmes. Il tourne et s'arrête contre un cageot de poires qu'un marchant était sur le point de ranger.

— Dis-moi si je te dérange l'asperge !

Nigel l'ignore en reprenant son souffle. C'est clair et net, il est dans la mouise. Ce qui le dérange vraiment ? Il ne sait pas pourquoi. Serait-ce le propriétaire de la gabardine, pressé de récupérer son bien ? Si c'est le cas elle doit valoir bien chère, car il a volé plus gros sans qu'on vienne lui réclamer un dû en personne. Il se frotte le visage en se relevant attrape une poire qu'il croque sauvagement avant de repartir, sous les cris mécontents du marchand. Son poursuivant n'est pas loin, il peut le dire. Son téléphone toujours calé au creux de sa main, il est tenté d'appeler quelqu'un du cirque à la rescousse.
« Au secours, un gamin avec un regard de tuer me poursuit, je sais pas quoi faire ! »
Il se retient finalement de composer le numéro. S'il est bien sûr terrifié à l'idée de se faire déchiqueter avec les dents, il n'a pas envie de rentrer sain et sauf pour entendre les railleries de ses soi-disant collègues, qui ne feront qu'augmenter sa dose journalière d'antidouleurs.

Alors, il court Nigel et pour se donner de l’entrain, chante des comptines idiotes en faisant de grandes enjambées.


{

I'm ok, I'm alright
I was out late last night
}

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