DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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Toutes les excuses sont bonnes pour ne rien faire — Gaïa.

Nephilim O. Apries
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Ven 15 Aoû - 14:51


OH DEAR... WE ARE IN TROUBLE


Vous savez, je suis ce qu’on appelle un homme de principe.
Et l’un de mes principes préférés, c’est celui-ci : ne fait rien quand tu n’as rien envie de faire.
Et pour cela toutes les excuses sont bonnes.
Tandis que mes collègues vaquent à leurs occupations, moi je glande.

Ce n’est normalement pas digne d’un capitaine de faire ce genre de chose, mais je fais honneur à ma réputation en même temps, je reste ce personnage nonchalant et désinvolte, souvent décrié parce que je ne fais pas grand-chose ; sois-disant. Ne vous méprenez pas pour autant, si j’ai quelque chose à faire, je le fais. Si j’ai une enquête en cours, je ne vais certainement pas l’abandonnée pour bayer aux corneilles. Mine de rien je tiens à ce travail et compte tenu du fait que j’occupe un poste tout de même assez élevé, je ne peux pas me permettre de ne rien faire quand on me donne une tâche à effectuer. Mais là en l’occurrence, je profite de la petite période de creux entre deux investigations pour me reposer dans le QG. Enfin, disons plutôt que je flâne un peu partout, je jette des regards aux gens, parfois je leur parle un petit peu. Rien de bien extraordinaire, mais je me dois d’être au minimum à mon poste sinon ça va barder pour mes fesses.

J’espère juste ne pas croiser la terreur ! Ma supérieure directe. Gaïa. S’il y a bien une personne que je fuis comme la peste dans cet endroit, c’est elle. Déjà qu’elle m’a dans le collimateur, si en plus elle voit que je glande, comme à mon habitude, je sens que mon popotin va être repeint en rouge. Mais je ne la déteste pas pour autant rassurez-vous, j’ai même beaucoup d’estime pour elle. C’est une femme d’une volonté rare et d’une poigne de fer que j’envie par moment. Non je plaisante, je suis très bien comme je suis. D’ailleurs, je trouve cela étrange qu’elle soit presque insensible à mes charmes. D’ordinaire, les filles me regardent souvent et adoptent une attitude singulière quand je suis dans les parages. Faut dire… c’est rare les hommes avec une certaine classe dans le milieu des carabiniers. Loin de moi l’idée de dénigrer mes collègues, mais il faut tout de même reconnaître que certains soldats ou d’autres personnes plus hautes gradées, ne savent pas du tout s’y prendre avec la gent féminine. Mais ça tombe bien, je suis là pour rattraper leurs erreurs. Roh, ça va on plaisante. Bref, que faire ? Glander oui, mais où et comment ? Huh, la vie est dure parfois… Au final, je flânais de plus belle dans le QG, me perdant ainsi dans mes pensées.

Sauf que j’ai la mauvaise idée de percuter quelqu’un.
Et devinez qui ? Gaïa.
En voyant son visage, mon sang ne fit qu’un tour.
Sauve qui peut ? Ah, mais non c’est trop tard elle m’a vue.
Faut que je trouve un truc et vite.
J’arrête le temps ? Ah non elle va le savoir et elle va me tuer.
Bon pas le choix, on y va au feeling !


— Ah… ça fait plaisir de vous voir ! Justement je vous cherchais. Euh non, enfin, je cherchais du travail… enfin non je… suis dans la merde…

Oui. C’est le cas de le dire.
Elle vient de me choper en flagrant délit de glandage.
Ça va être ma fête…
Sauve qui peut !  



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Life is good
Je suis toujours celui que j’étais, celui que je suis, mais la question c’est de savoir ce que je deviens ! Il reste tellement de blanc à remplir, mais pour l’heure à cet instant, je suis content, peut-être même heureux ! Finalement je dois en convenir, la vie est belle !
©Shyvana
Gaïa Casaviecchi
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Ven 22 Aoû - 14:21
Des pas lourds résonnaient dans les couloirs du commissariat. Gaïa était préoccupée, beaucoup trop. Rie n'avançait dans les enquêtes de la police, c'était le vide complet. Comme si tout avait disparu, comme si ils étaient aveugles. Les carabiniers étaient presque inutile en ces temps durs. Faisant seulement figure d'autorité, il n'était pourtant rien d'autre que d'autres vénitiens dans la même situation que tous les autres. La peur greffée jusque dans leurs entrailles, la culpabilité d'un dossier vide. Les carabiniers n'avaient rien, rien d'autres que leur sentiment de culpabilité et de désespoir. Allaient-ils s'en sortir un jour? Cela cessera-t-il? Quand exactement?

Elle grinça des dents. Ces hommes politiques étaient exécrables. Confortablement à l'abri dans un fauteuil, derrière leur bureau ils ne sont pas hommes à comprendre l'état actuelle de la police. Un état au bord du gouffre. Certains étaient démotivés, tandis que d'autres, comme à leur habitude, jouaient au morpion. La jeune femme souffla, pour se détendre. Pour évacuer tout ce stress. Elle écoutait d'une oreille sourde les blablas de ces hommes ignares. Ces hommes de hautes autorité - dit-on. Ils n'avaient pourtant rien de haut, leur seul soucis: la durabilité de leur confort. Ils n'étaient pas là pour protéger la justice et re-motiver les troupes. Non, ce n'est pas leur travail ni leur volonté. Gaïa connaît cette mentalité, car elle a vécu dedans, elle a toujours pas regarder d'un oeil mauvais ce comportement de lâche - ainsi le jugeait-elle.

La porte claqua, les hommes partirent sans un mot.
Gaïa était de mauvaise humeur.


Elle s'assit dans son siège, en toute délicatesse passant sa main douce sur son visage. Elle prit un instant de repos, de silence et de calme, soupirant. Sa main continua jusque dans sa chevelure écarlate, remettant quelques mèches en place. Elle passa un rapide coup d'oeil sur son bureau, où trônait fièrement un dossier inconnu. D'un léger mouvement de poignée, elle l'ouvrit et lut attentivement son contenu mystérieux.

*

De son regard ferme, elle dévisageait comme à son habitude le poste son dossier en main, cherchant le moindre bougre qui ne faisait pas son travail. Ses pas étaient encore plus sévère que d'habitude, le silence régnait autour d'elle. Aujourd'hui, comme nombre de jours, elle était crainte. Elle était crainte pour sa mauvaise humeur, presque légendaire. Malchance fût pour celui qui osa la bousculer. Et pourtant, un léger sourire se dessina sur son visage. Probablement le premier de la journée d'ailleurs.

— Capitaine Apries. Quel plaisir de vous voir.

L'ironie pesait dans ses paroles. Son sourire inquiétant.
Elle l'écouta sans trop d'attention, qu'importe ce qu'il lui disait. Cela n'avait pas d'importance à ses yeux. Mais elle était rave d'apprendre que monsieur cherchait du travail, quelle aubaine.

— Vous cherchiez du travail? Je ne savais pas que celui-ci se trouvait en rodant dans les couloir, Monsieur Apries. Mais aujourd'hui vous êtes chanceux. Ou plutôt dirais-je malchanceux vu votre cas.

Son regard le dévisageait, elle n'allait pas le laisser s'enfuir. Elle brandit le dossier en main, et d'une voix sévère et stricte elle reprit.

— Pouvez-vous m'expliquer ceci? Je suis plutôt surprise d'apprendre que certaines pistes concernant les meurtres sanglants des Lus Sangini vous échappent Capitaine. Suivez-moi dans mon bureau, tout de suite.

Elle tourna les talons, lançant un dernier regard, noir, au Capitaine Apries.


HRP: Le dossier concerne la dernière rumeur lancée. 8D
Nephilim O. Apries
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Sam 23 Aoû - 2:55


DANS SON BUREAU... ON VA FAIRE DES TRUCS COCHONS ?


J’aimerais disparaître, là maintenant, tout de suite !
Mais malheureusement ce n’est pas possible.
Dès l’instant où nos regards se sont croisés…
Je suis tombé amoureux d’elle… non je plaisante.
Voilà que la demoiselle m’apostrophe.
Je vais passer un sale quart d’heure.

Quoique… à ma grande surprise, je n’eus pas de longue tirade où elle haussa le ton bien au contraire, elle me signifiait simplement son plaisir de me voir, ce que je comprenais vu que je suis plutôt beau garçon. Oui je plaisante, encore. Bien entendu, tout cela était dit dans une certaine pointe de sarcasme, voire même d’agacement. Je sais que j’exaspère cette femme, elle qui est tellement motivée dans son travail, je me doute bien qu’elle doit prendre un malin plaisir à me choper quand je ne glande rien, pour me remettre dans le droit chemin sans doute. Sauf que je suis très bien comme je suis, je ne risque pas de changer. Cela dit, si elle me colle une enquête, je sens que je vais devoir m’y mettre sérieusement, sinon je vais l’avoir sur le dos pendant longtemps. Elle reprit alors la parole, maniant une nouvelle fois l’ironie avec merveille, même si ça m’agaçait au plus haut point, parce que je savais exactement où elle voulait en venir : va bosser feignasse ! Et c’est alors qu’un certain dossier se retrouva dans ma ligne de mire. Curieux de savoir ce qu’il contenait, je le saisis, non sans écouter attentivement ce que Gaïa avait à me dire. Des pistes qui m’échappent ? Mademoiselle essaye de me vexer dans mon orgueil ? Ça marche.

La suivre dans son bureau ? Oh cool on va faire des trucs cochons ! Non je rigole hein. Non pas que séduire une femme pareille me dérangerait, mais n’oublions pas que c’est ma supérieure directe et je ne me sens pas l’âme de vivre une relation pareille. Celles-ci sont souvent conflictuelles et elles n’apportent jamais rien de bon. Je suivais alors la demoiselle jusqu’à destination. Je m’occupais de la laisser entrer dans un sourire méfiant, avant d’entrer à mon tour pour refermer la porte derrière moi. Et c’est alors que je reprenais enfin la parole :

— Des pistes qui m’échappent ? Je n’ai pas eu vent de ça. Et je ne crois pas cela possible non plus. Cela dit… à en croire les gens qui travaillent ici, tout nous échappe dans cette ville. Mais ce n’est pas totalement faux après tout.


Oui… dans cette ville de nombreuses choses nous échappent. Parfois j’ai cette sensation que nous n’arriverons jamais à résoudre toutes ces affaires, peu importe le talent que chacun possède. Car s’ils existent des personnes douées ici, il en va de même chez notre adversaire. On se livre un affrontement qui dure, depuis longtemps. Peut-être que celui-ci n’aura jamais de fin. Peut-être pas. Personnellement j’aimerais que tout se termine, que je puisse me la couler douce une bonne fois pour toutes. Ne plus avoir ma supérieure sur le dos, le rêve ! Tiens en parlant d’elle. Pourquoi m’a-t-elle convié à venir dans son bureau ? Normalement elle me donne du travail et je dois ensuite me débrouiller pour l’effectuer dans les temps. Mais cette fois elle estime qu’elle doit tenir une conversation avec moi ? Oh, ça éveille ma curiosité ça.

— Pourquoi cette soudaine invitation Gaïa ? Je pouvais tout aussi bien m’emparer du dossier et me charger du reste. Tiens à ce propos.


Je reposais alors ledit dossier sur le bureau de ma supérieure avant de lui lancer un regard interrogatif.

— Je pensais le lire, mais… vous m’avez certainement devancée. Alors… qu’en est-il ? Quelles sont ces fameuses pistes ?


Je préfère entendre sa jolie voix me bercer avec ses tirades plutôt que de lire un dossier plat et ennuyeux. La lecture n’a jamais été mon dada. Maintenant je suis curieux de savoir ce qu’elle a à dire. Très curieux.



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Je suis toujours celui que j’étais, celui que je suis, mais la question c’est de savoir ce que je deviens ! Il reste tellement de blanc à remplir, mais pour l’heure à cet instant, je suis content, peut-être même heureux ! Finalement je dois en convenir, la vie est belle !
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