DRAMATIS PERSONAE

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CONTEXTE

Venise a sombré, Venise a peur. L'eau s'est teintée de rouge, les rues devenues dangereuses. Cette ville autrefois si magnifique, si belle, comme un petit paradis sur terre est devenue froide et lugubre. À la recherche d'une jeunesse éternelle, deux organismes s'affrontent dans les rues de Venise dans un jeu de meurtre inlassable.

Aileen LevyAres RiveiraMnemosyne
06.08

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• • • lorsque la mélodie de la nuit raisonne, les lames dansent ▬ Ambroisie

Ambroisie E. Avallon
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Jeu 12 Juin - 19:14
AVALLON EPHERYA AMBROISIE
20 BAIES
ITALIENNE( origine Grecque )
VÉNITIENNE ▬ ÉTUDIANTE EN ART & HISTOIRE
VISION NOCTURNE 【Noctis Visionem】

NYCTALOPIE [niktalopi] n.f : Du grec nyctalops, nyctalopia se réfère à la faculté de voir dans l’obscurité lorsque la luminosité est faible, voir très faible. Toutefois lorsque cette faculté est présente chez un individu, le nombre de cônes ( cellule pour la perception des couleurs ) se retrouve réduit comparé aux bâtonnets ( cellule pour la vision scotopique ).

Chez Ambroisie son don se manifeste un peu n’importe quand, malgré le fait qu’elle en soit détentrice depuis un certain nombre d’années. Celui-ci se déclenche absolument toutes les nuits, de façon obligatoire, dès qu’il y a de la pénombre en fait, ce qui n’est pas une chose très discrète étant donné la luisance métallique de ses yeux. Mais son don se déclenche aussi de jour de façon très aléatoire, ce qui lui provoque de fortes migraines et une très grande sensibilité à la lumière, ce qui l’oblige à avoir constamment des lunettes de soleil sur elle. De plus lorsque le don se manifeste de jour, elle voit beaucoup moins bien les couleurs, à la limite du monochromatique, le temps que le phénomène se calme, se qui peut être très long.





IN MY HEAD IT'S LIKE HELL
La ténacité • L'équilibre • La patience • L'égoïsme • Le mauvais joueur • Le complexe du conquérant • Le libre cours à l'originalité • La prise du temps • La curiosité • La méthodologie • La détermination • La volonté • La violence • L'irascibilité • La fougue • L'impulsion • Le sérieux • Le travail • La franchise • La chance • Les ennuis • L'énergie • La réflexion • Le sens artistique • L'analytique • La liberté • L'insomnie • La sévérité • La possession • L'électricité


« La connaissance devrait-être un péché »

Vous voyez cette fille sur ce banc, là-bas, la mine farouche ? Elle regarde le monde, elle observe, elle détaille. Ses yeux clairs touchent la foule, définissent les traits des uns, les lignes des autres. Mort ou vivant elle regarde. Seule, avec elle-même, elle mange l'information avec patience, sans un bruit, sans un geste, les mains posées sur ses genoux et le dos droit, c'est un film futile qui dépasse ses prunelles. C'est analyse complexe qui s'opère entre ses parois crâniennes, pesant le pour et le contre, le bien et le mal, l'utile et l'inutile. Comment réagiriez vous en voyant une petite vieille grincheuse aillant gifler un gosse sans réelle raison, qui se fait agresser juste ensuite par un trio de jeunes hommes à la recherche de leur testostérone inexistante ? Dur réalité, perturbant paradoxe n'est-ce pas ?

▬ Hey ! Vous, si vous voulez pas mon poings dans vos petites gueules, vous avez intérêt à lâcher cette bonne femme !
▬ Oh, c'est que mademoiselle semble s'énerver... ouh... on a peur... On va avoir très mal...
▬ On t'a jamais dit qu'énerver une femme, c'est pas une bonne idée ?


Et c'est un coup violent qui s'abat sur le nez de l'agresseur, se renversant sur ses deux compatriotes. Fuite peureuse et drôlesque l'instant d'après. Ô, elle est comme ça Ambroisie ; un peu violente, un peu justicière, même si l'espace d'un instant elle a hésité sur le sort de cette grand-mère aigrie avec les années.

▬ Et toi, vieille peau, que j'te vois plus gifler un pauvre gosse juste pour le plaisir de faire mal.

Sourcils froncés et regard sévère elle dévisage les rides complexes de cette être bouffé par la méchanceté. La donzelle aux cheveux blonds à l'air sérieux cherche l'équitabilité, l'équilibre entre les tout. Elle cherche, elle apprend, elle découvre. C'est complexe.

Mains dans les poches elle marche sur les dalles des bordures de Venise, regardant de temps en temps son reflet dans l'eau opaque de la lagune. A force d'être aussi pressante par le regard, presque chirurgical dans cette quête de la définition, Ambroisie comprend vite le monde, voit les failles, voit dans les carapaces sombres. Pourtant elle est si jeune la demoiselle, et elle a l'air si vieille déjà, à trop comprendre. A trop savoir.

• ♕ •

Le temps s'écoule et la voilà dans une bibliothèque, la tête pencher sur un vieux livre écrit en latin, une grosse pile d'ouvrage juste à côté d'elle. Il doit bien être vingt et une heure, la bibliothèque a fermée depuis près de deux heures, mais le bibliothécaire lui a laissé les clés, très confiant en cette jeune fille droite et sérieuse. Alors Ambroisie est encore là, le sommeil lointain, pourtant debout depuis cinq heures du matin, l'insomnie parcourant son sang sans caféine.

En ces livres elle cherche quelque chose. Un truc. Une histoire. Un conte. Une légende. Une rumeur... C'est excitation qui bat dans son coeur quand une page se tourne, de nouvelles informations précieuses ingurgitées. C'est un travail de longue date, un travail acharné que mène la demoiselle seule, bible à l'appuie, ce sont de lourdes significations qu'elle cherche à découvrir, sûrement un peu trop curieuse, surtout pour son bien. Mais rien ne la décourage, bien trop déterminé à avoir la clé. Elle veut être maître de l'énigme. Chose sûrement qui la mènera à sa perte.

Ce beau diable.

• ♕ •

Le matin alors que le soleil se lève à peine, on peut croiser un corps téméraire dehors dans les rues de la grande ville de l'art, regardant les vitrines de boutiques, le regard flânant sur quelques tableaux d'artistes peu connus. C'est nonchalant qu'une demoiselle s'avance doucement, soupirant de temps en temps, admirant le beau d'une ville encore somnolente. Ses doigts touchent la pierre blanche de certain bâtiment, la caresse des yeux sur les arabesques de colonnes anciennes. C'est un délice calme qu'Ambroisie s'accorde souvent depuis sa tendre enfance, depuis son premier musée. Quand ses prunelles de la couleur du bonheur attouche dans un effleurement immatériel, elle se souvient de ces mots :

▬ Regarde entre les lignes, frôle la pierre, sonde le monde et tu trouveras la clé.

Tirade prononcé il y a fort longtemps par un vieil homme dans une des nombreuses maisons d'art que la demoiselle a visité. Des syllabes sans réel sens pour une enfant, mais maintenant tout prend une autre dimension.

Une quête ?




HISTOIRE

AMBROISIE [ɑ̃bʁwzi] n.f : Du latin ambrosia qui signifie nourriture des dieux et du grec ambrosios qui signifie immortel, l'ambroisie désigne le nectar qui servait à nourrir les Dieux de l'Olympe chez les grecs anciens. De plus on associe l'ambroisie avec la faculté de rendre celui qui s'en procure et en ingère, immortel comme un dieu.

Enfance


▬ Papa, papa ! Maman elle est où.
▬ Elle est en haut.
▬ Dans le ciel ? Avec les étoiles ?
▬ Oui ma chérie, avec les étoiles.
▬ Pourquoi je ne la vois pas alors ?
▬ Parce qu’il fait noir Ambroisie, aller maintenant c’est l’heure de dormir.


Qu'est-ce que vous voulez dire à une gosse de cinq ans quand maman n'est pas là ? Quand on ne sait pas où elle est. Pas grand-chose, alors comme on ne veut pas de pleur, comme on ne veut pas voir de tristesse dans ses yeux, on préfère la déception, on raconte des histoires. Des histoires douces qu'on raconte mille et une fois sur une chaise, proche du lit où l'enfant doit dormir. On sourit, amer au fond, mais on sourit, on essaye de rassurer ce pauvre petit être innocent, avec dans la tête, qu'il est comme tout le monde, un papa et une maman proche de lui, des parents qui l'aiment.

On essaye aussi de se convaincre que c'est vrai, que maman n'est pas loin, mais ni l'enfant, ni sois-même n'est dupe de la réalité. On vit dans le doute, on attend quelque chose, et en fait rien du tout. On a espoir et en même temps non. C'est terriblement frustrant, torturant. C'est tellement douloureux, et pourtant... pourtant on avance toujours on vit quand même, on est obligé, on est fort. Du moins on y croit, à ça aussi.

▬ Papa, s'il te plait une histoire !
▬ Mais il est tard.
▬ Oh s'il te plaît papa, parle moi encore d'elle !
▬ Bon d'accord, mais après tu dors.
▬ Promis !


L'enfant est égoïste, il est malicieux et incroyablement manipulateur quand ses yeux pétilles, un peu rieurs. Alors on ne peut pas dire non, et nos lèvres se délient et parlent d'elle. On parle de maman l'aventurière, maman l'intelligente, maman la chevalière, la justicière, la parfaite, la reine... l'imaginaire. Maman est un personnage idyllique qu'on se plait à aimer sans connaitre. Et papa aussi l'aime. Mais lui la regrette aussi, tristement, parce que lui a vu cet ange, alors les lèvres tremblent quand maman la chevalière se marie avec papa le gentil. Les pupilles se dilatent et on sent les larmes aux coins des yeux, mais, on sourit toujours, on sourit toujours à l'enfant qui nous observe. Lui aussi comprenant, lui aussi enviant ce retour qui n'arrive pas, mais papa doit rester fort. Papa doit sourire même si maman n'est pas là. Pour ce petit être innocent, il doit être heureux.

Toujours.

ADOLESCENCE


▬ Mademoiselle Avallon ! Dans le bureau du Directeur !
▬ Mais…
▬ Il n’y a pas de mais ! Dans son bureau !


C'est une gamine de quatorze ans qui s'avance dans les couloirs d'un établissement scolaire, les cheveux blonds en bataille, des bleus sur les bras, et des griffures rouges au visage. Elle a l'air tellement plus âgé que de vérité avec ces sourcils froncés et toutes ses plaies. C'est même, presque effrayant à voir, la pitié qui monte surement en nous quand on voit cette uniforme qu'elle porte, la mine grave, et pourtant toujours digne malgré son état plutôt lamentable. Terrible caractère qui bouillonne en elle. Injustice du présent qui s'abat sur elle. Sifflement sévère et désapprobateur qui caresse sadiquement son dos, les talons du professeur stricte qui claque contre le carrelage blanc.

▬ Mademoiselle Avallon. C'est la quatrième fois cette semaine.
▬ Seulement la quatrième fois ?


C'est un soupir qui s'échappe d'entre les lèvres du vieil homme derrière son bureau, des poches sous les yeux des nuits qu'il n'a pas passées à dormir, une barbe blanche fournie accentuant les rides de son visage. Son dos est courbé sur le bois, les deux regards se défient.

▬ Nous allons devoir appeler votre père.
▬ Pas besoin. Il est déjà au courant.


Nouveau soupir.

C'est comme ça et pas autrement. C'est comme ça et ne changera sûrement jamais. Pourtant la jeune là, assise dans ce siège de cuir, elle sait où sont les limites. Pourtant la violence remonte tout de même à la surface. Cette haine qu'elle porte à tous ces gens heureux, qui ont tout pour acquis. Ces gens qui ne voient rien, ça l'agace. Ça l'agace tellement, qu'il y a ce démon terrible qui gratte et déchire son corps en mille morceaux, poussant ses membres à faire des choses destructrices.

Grand chaos.

▬ Regardez comme elle est bizarre.
▬ Vous avez vu comment est son visage ?
▬ Hey ! La perche, tu vois bien d'en haut ?
▬ Maman te répond du ciel ? Ahahah...
▬ Alors le monstre ? On voit la nuit ?
▬ Oh... la pauvre, elle est sensible à la lumière...
▬ Ahah ! Enfermons-là dans les caves !


Terrible réalité qui s'impose sur ses épaules, faisant craquer son dos sous ces épreuves lourdes et ridicules. Face à tout ça, Ambroisie, se bat, devant ce monde où tout n'est que moquerie et mensonge pour le bien de son soi-même insignifiant. Complexe vie amer qui s'infiltre partout en cet ère. Mais c'est comme ça et pas autrement.

Destin, dise les écrits anciens.

▬ Pourquoi ?
▬ Pourquoi, quoi ?
▬ Pourquoi faites-vous cela, mademoiselle Avallon ?


Le regard de l'homme est sévère et scrutateur, mais la demoiselle s'en fiche bien et elle hausse les épaules, ignorant le soupire agacer du professeur qui l'a emmené ici, toujours derrière elle.

▬ Je ne sais pas. C'est comme ça.
▬ Pourtant vous êtes intelligente... de très bons résultats en cours...


Sur ces paroles qui pourraient apaiser, en réalité cela à l'effet contraire, les doigts blancs de la gamine se crispant sur les accoudoirs du siège. Le regard bleu s'enflammant d'une colère froide.

▬ Qu'importe. Ce n'est pas des résultats qui font une personne. Mais pour chose sûr je ne supporte pas qu'une bande de vaux rien m'ennuie ou se moque de ce que je suis. Je pense que cela ne vous plairez pas non plus. Si vous voyez de quoi je parle.

L'interlocuteur aux traits anciens devient bien blême après ces mots, ce qui arrache d'ailleurs un petit sourire à Ambroisie, plutôt fière de cette piqûre.

Ambroisie était une enfant difficile. Ambroisie était une enfant simple aussi. Ambroisie était une enfant triste, une enfant brisée. Mais elle était aussi une enfant forte. Une enfant trop curieuse aussi. Mais elle était elle. A la recherche de quelque chose.

MAINTENANT

Ambroisie a grandi. Elle a grandi au milieu des histoires et des faits de Venise, les lettres de maman dans un coin, dans une boite, un vieux carnet de cuir avec des notes, des schémas et des énigmes. D'ailleurs on pourrait se croire dans un film d'aventure avec tous ces éléments, mais que nenni. Maintenant, en cette année 2014 c'est une quête particulière qui s'opère, qui cogite dans le crâne de la donzelle au fort caractère. Dans l'amphithéâtre où elle se trouve il y a un professeur passionné qui parle à un rythme soutenu sur le pourquoi du comment de la bible et de ses secrets entre les lignes. Elle écoute ça, l'oreille attentive, elle boit les paroles. Hypothèse sûrement fausse, mais ce sont les conventions. A côté, c'est quelque chose de plus sombre, de plus complexe. Au grand jour c'est un théâtre sanglant qui s'étale. Dans la nuit ce sont les secrets qui glissent dans l'air. Dans le présent c'est une guerre silencieuse qu'Ambroisie essaye d'élucider... Au risque de sa propre existence sans aucun doute.

Clairvoyance de nuit.




Aleksandra ; Soul ; Bastet ; Blasphem ; JH ...
15 n'étoiles ♥
J'ai connu DP grâce à Rhea... enfin une fille que je connais sous le pseudo Rhea ;w;
Il est beau le forum ♥
HANNA 【DTCB】
Ambroisie E. Avallon
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Merci qui : Aline <3 Messages : 53

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Lun 16 Juin - 15:06
Fiche terminée ♥ J'espère qu'elle ira.


Venezia
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Merci qui : Papa. Messages : 200

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Lun 16 Juin - 17:30
Bienvenuue! ♥

Alors. Ta fiche est juste magnifique. J'ai été totalement immergée dans ton personnage qui est très attachant. ♥ Tu es donc tout naturellement validée! Tu peux aller te recenser, faire ta fiche de RS et aller rp!




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• • • lorsque la mélodie de la nuit raisonne, les lames dansent ▬ Ambroisie

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